Indium
65,9% de l’indium est produit en Chine en 2023. L’indium est un conducteur transparent et malléable qui est utilisé sous forme d’oxyde d’indium-étain (ITO) (voir fiche ÉTAIN). C’est un sous-produit du zinc, que l’on peut retrouver en Chine, Corée, et Japon.
Son rôle dans la vitre
Celui-ci est conductif tout en restant transparent quand il est utilisé en fine couche, il permet de réaliser de fines électrodes transparentes qui recouvre les écrans. Lorsqu’il est dopé à l’étain, il offre une bonne transmission dans le domaine spectral du visible. La combinaison de ces deux propriétés permet la fabrication de dalles tactiles.
Exemple :
En 2006, la Chine produisait 60 % de l’indium mondial. Cependant, devant les menaces d’épuisement à l’approche de 2020, elle a décidé de progressivement réduire ses exportations pour préserver son marché intérieur. Un certain conflit entre le Japon et la Chine concernant un bateau de pêche chinois en 2010, a mis en avant le tarissement de ces ressources. Ainsi, d’autres pays commencent à préserver leurs propres gisements, comme le Canada et la Russie.
Une polution dangeureuse
L’indium est un minerai provenant en grande partie de l’extraction minière du zinc. Nous allons donc nous intéresser à celle-ci pour comprendre les enjeux sociaux et environnementaux de l’extraction de l’indium. Premièrement, la création même de mine peut être source de conflits avec des populations partagées entre ceux qui espèrent que la création d’une mine puisse avoir des répercussions positives sur l’économie locale, et ceux qui, au contraire pensent déjà aux retombées une fois les ressources épuisées. L’extraction et le traitement du minerais de zinc ont pu provoquer de nombreuses contaminations des milieux environnants, affectant la faune, la flore et les populations. Les mines ou anciennes mines de zinc présentent des taux anormalement élevés en cadmium, un minerai produit de la métallurgie du zinc, tout comme l’indium. Cette pollution des sols entraîne ensuite une contamination des populations par la nourriture comme avec les légumes, ayant poussé sur ces zones. Les eaux, quant à elles, peuvent être contaminées, à cause du drainage minier acide. Celui-ci s’opère quand des sulfures métalliques entrent en contact avec l’oxygène de l’air, créant une solution qui s’écoule dans les cours d’eau et participe à l’acidification des eaux douces. Elles sont également contaminées quand un lessivage se fait sur les zones de stockage des déchets résultats de l’excavation du minerais une fois là où les parties qui nous intéressent récupérées (ici, le zinc, l’indium…). Ces déchets sont nommés stériles. Enfin, il y a aussi une pollution de l’air à proximité des usines de traitement du zinc.
La mine Joseph de Saint-Félix-de-Pallières
La mine Joseph de zinc et de plomb située à Saint-Félix-de-Pallières est fermée depuis plus de 50 ans. Pourtant, les riverains en payent encore le prix. En effet, les anciennes entreprises exploitantes sont la cause d’énormes quantités de résidus de minerais polluants dans les sols et les eaux. En 2015, un dépistage sur des habitants de Saint-Félix et ses environs a montré des taux importants d’arsenic et de cadmium dans le corps d’une partie de la population. Ces chiffres sont alarmants car l’arsenic est susceptible d’altérer la peau et les poumons (cancer). Le cadmium lui, touche les reins. Malgré ces preuves sanitaires, les habitants doivent continuer à vivre sur des terres empoisonnées faute de réelles mesures de dépollution de la part de l’État et des anciens exploitants.
Sources